samedi 21 juin 2008

L'homme orchestre

En ce samedi ou pour la énième fois j’ai du abdiquer devant une séance de bricolage se soldant par un trou disgracieux dans le mur de la cuisine et un élément d’étagère refusant obstinément de plier à mes exigences, je me retrouve accoudé au zinc de Tanaris me demandant de quoi je vais parler. Et soudain l’illumination, un visage, un homme une voix me reviennent en tête : Rémy Bricka l’homme orchestre.
Jeunes générations, vous avez manqué quelque chose, le mec qui vous faisait halluciner sans le moindre champignon dans le bide. Déjà, à lui seul, il remplaçait les ¾ d’une fanfare de cambrousse, les majorettes en moins (sauf si vous considérez que lapins, tourterelles et autres bestioles pouvaient faire office de). Mais en plus, lorsqu’il jouait, des feux d’artifices partaient de sa grosse caisse dorsale, des tourterelles de son chapeau, des lapins de je ne sais où, bref un joyeux bordel, et ça pétait, et ça s’envolait et il y avait de la fumée partout. Ce mec devait être la hantise des pompiers de service des émissions dans lesquelles il apparaissait. Je les vois déjà prêts à dégainer l’extincteur au cas où un des feux d’artifices planqués dans le cul du gars Rémy viendrait à brûler la perruque du présentateur du show TV.
Bon, vous aurez compris dans mon propos prétentieux et pédant le regard quelque peu critique que je porte à posteriori sur cet artiste, mais c’est un regard d’adulte donc tronqué, après tout, il faisait rêver les enfants. Et puis ce mec a connu la traversée du désert, exit l’homme orchestre, on voulait plus de lui sur les plateaux TV et cela c’est quand même un peu triste. Ah si, un présentateur lui a donné la possibilité de refaire surface dans la grande soupe télévisuelle mais pour mieux replonger après. Citons ce cher Arthur, looser devant l’éternel, qui invite les personnages de notre enfance ayant occupé une place dans la boîte magique, contrairement à lui qui, malgré sa boîte de prod., son pognon et ses relations, ne sera jamais qu’un produit fade et jetable au même titre que le tube de mayonnaise des publicités qui meublent ses émissions insipides.
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Rémy Bricka, c'est ICI


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